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 Huit Clos

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Spirit of Neverland

Admin tout puissant ...


Messages : 53
Date d'inscription : 20/03/2012

MessageSujet: Huit Clos    Ven 23 Mar - 9:30



HUIS CLOS


« Bonjour, j'aimerai une chambre pour cette nuit, s'il vous plait. »
« Bien sûr mademoiselle, voici la clef, ce sera la chambre 314, au troisième étage. Voulez-vous que l'on monte vos bagages ? »
« Oui, je veux bien. Merci, monsieur ! »

L'homme de l'accueil était vêtu entièrement de noir, sa façon de parler et l’expression de son visage m'angoissait. J'espérai ne plus avoir affaire à lui avant mon départ, demain matin. Un autre homme se chargea de ma valise, après m'avoir dit bonjour il engagea la marche, m'emmenant à ma chambre. Je le suivais docilement, essayant de suivre sa cadence. Celui-ci marchait vite, et ses pas résonnaient tels ceux d'un soldat. Lorsque nous nous retrouvions tout les deux dans l’ascenseur, je scrutai son visage. Son regard était vide, comme dépourvu d’expressions et de sentiments, tout comme son visage d'ailleurs. Cela me faisait peur, mais lorsque l'ascenseur s'arrêta au troisième étage de l'hôtel, je continuai à suivre l'employé. Peut-être aurais-je mieux fait de fuir ? Mais c'était déjà trop tard.

Plus tard dans la soirée, je décidai d'aller diner au restaurant et je quittai donc ma chambre pour me rendre au rez de chaussée. Ici, je recroisai l'homme lugubre qui m'avait accueilli quelques heures auparavant. Je lui adressai un sourire polie, qu'il me rendit. Balayant la pièce du regard, je me fis la réflexion comme quoi cet hôtel était très sombre et qu'il sentait le renfermé. Il n'y avait que peu de fenêtre, et celles-ci semblaient ne pas avoir été ouvertes depuis un moment. M'avançant vers la porte de sortie, je posai ma main sur la poignée tâchant ensuite de la tourner. Mais, cela ne marcha pas, la porte resta fermée. Je me tournais donc vers l'homme de l'accueil.


« Monsieur, la poignée doit être cassée, la porte ne veut plus s'ouvrir. »

Un grand sourire se dessina sur les lèvres de l'hôtelier.

« Oh, nous tâcherons de nous occuper de cela alors. En attendant, vous pouvez toujours diner au restaurant de l'hôtel, mademoiselle. »

Étrange. J'écoutai tout de même ce que l'inquiétant employé me proposait, et je me dirigeai vers le restaurant de l'hôtel. Il s'y trouvait beaucoup de monde, la salle était grande, mais comme à l'accueil, il ne s'y disposait que de peu de fenêtres. Il ne restait plus aucune table libre, je m'asseyai donc devant un jeune homme, qui mangeait tranquillement son plat. Je vis celui-ci relever la tête vers moi, et après avoir scruté un instant mon visage, il m'adressa la parole.

« Oh, non... Vous êtes nouvelle par ici, pas vrai ? »
« Oui, je viens d'arriver. »


Alors le jeune homme m'expliqua. Cela faisait au moins six mois qu'il était bloqué ici. Et il n'était pas le seul, ils étaient tous bloqués, moi y compris. Personne ne comprenait. Les employés avaient l'air d'automates, des robots qui obéissaient aux ordres qu'on leur donnait. Mais qui ? Qui donnait les ordres ? Il m'avoua qu'ils n'en n'avaient aucune idée. Pourtant, il y avait bien quelques choses derrière tout ça. Il disait qu'ils trouvaient chacun, environ chaque mois, devant leur porte, un journal y relatant tout leur faits et gestes, tout leur dérapages... Les articles étaient signés "Le Faucheur". Ils en avaient alors compris qu'ils étaient tous constamment observés. Par qui ? Par quoi ? Cela restait un mystère, et les employés ne semblaient en aucun cas disposés à leur répondre. Sauf un, l'homme de l'accueil. Lui, il semblait en savoir plus que les autres. Pourtant, en aucun cas il n'avait l'air d'avoir envie de les aider, affichant constamment son sourire sadique dès que l'un des clients tentaient de s'évader. Mais ils n'avaient rien à y faire, les sorties étaient chacune closes. Le jeune homme m'informa qu'il y en avait même certains amenés de force dans ces lieux. Et quelques employés - bien que rare - n'étaient pas totalement des automates, ils suivaient eux aussi les ordres qui leur été donnés, mais leur arrivaient parfois d'adresser la parole au client. Et apparemment, ils n'en savaient pas plus qu'eux.

Après le diner, je retournai dans ma chambre. Je marchai dans les couloirs, paniquée. Peut-être que le jeune homme à table m'avait seulement fait une plaisanterie ? Ce n'était pas possible, un hôtel ne pouvait pas retenir prisonnier ses clients ! Lorsque j'arrivai devant la porte de ma chambre, je trouvai une enveloppe posée devant la porte. M'en emparant, pensant que ce n'était qu'un simple message de bienvenue venant de la réception, je l'ouvris et commença ma lecture.

« Bienvenue au Crescent Hotel,

Nous sommes heureux de vous accueillir ici, dans le plus vieil hôtel de la ville d'Eureka Springs. Peut-être êtes-vous un touriste cherchant à visiter l'Arkansas, ou seulement un habitant de la ville elle-même... dans tout les cas, nous vous accueillerons comme il se doit, et je vous garantis une vie de roi parmi nous...

Vous revenez sûrement du restaurant, et comme chaque client dans l'hôtel, on vous a dit que vous étiez fait prisonnier. Vous devez penser que c'est une plaisanterie, n'est-ce-pas ? Personne ne croit à des histoires pareilles ! Pourtant, bien que l'histoire que l'on vous a conté à table semble tout droit sortir d'un thriller, je dois vous avouer que tout cela est la stricte vérité. Eh oui, comme chaque personne pénétrant dans l'hôtel, vous vous êtes fait piéger. Mais, ne vous inquiétez pas, on a tout prévu pour que votre séjour chez nous soit un des meilleurs de votre vie !
Comme vous l'a dit sûrement l'un des clients de l'hôtel, il n'y a donc bien AUCUNE possibilité d'évasion. Si vous tentez de vous enfuir vous serez punis, la plupart du temps, on enferme nos quelques clients rebelles au cachot quelques jours, mais s'il le faut nous pouvons trouver une sentence plus cruelle. Toute communication avec le monde extérieur est aussi impossible, nous vous avons volé votre téléphone portable, ainsi que votre cartes bancaires et de crédits, dès votre arrivée, il n'y a aucun accès internet, le câble est coupé, les fenêtres vous donnent une fausse image de l'extérieur - on ne vous voit donc pas de l'extérieur - et chacune sorties sont verrouillées.
Mais ne vous inquiétez pas, vous ne risquez pas de vous ennuyer ici, nous avons prévu pour vous tout pleins d'activités pour remplir vos journées, comme un spa, un casino, différents bars, une salle de sport... Vous ne manquerez sûrement pas d'occupation.
Cela dit, faite attention à ce que vous faites, car nous vous observons. Toutes vos petites bêtises, tout vos petits dérapages... je les vois et je ne manquerai pas de tout relater dans mon journal.
Vous pouvez tout de même vous appeler entre prisonniers, chacun de vous détient un téléphone dans sa chambre. Vous pouvez aussi envoyer des lettres par le biais de la réception qui les remettra à vos destinataires.

Je crois que je vous ai tout dit. J'espère que vous vous plairez au Crescent Hotel !

Le Faucheur »



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Huit Clos

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